Mon métier plus qu'un travail mais une vrai mission pour oeuvrer à la cohésion sociale!
Le vers rouge
DU MAGNAN A L'ECLOSION D'UN PAPILLON LIBRE
Une étude, une reflexion, le choix d’un thème, d’une problématique ne sont jamais l’effet du hasard, ils se déterminent toujours par rapport à un ensemble de questions liées à une expérience, un projet professionnel, un vécu, un milieu de vie, etc…
Pour ma part, ma trajectoire professionnelle a contribué de manière significative à ma formation tout en forgeant mon expérience professionnelle. Cette dernière m’a également permis d’évoluer et ce grâce aux diverses interactions et expériences humaines que favorise ce secteur de l’animation. Ces changements internes n’ont pas été toujours des moments faciles, ils se sont déroulés comme une succession de naissances. Tout au long de ce cursus, j’ai acquis de nouvelles valeurs et une plus grande ouverture d’esprit. C’est pourquoi, je reste persuadée que chaque individu a cette capacité d’ouverture aux autres, de partage de valeurs tout en devenant acteur de sa vie, de sa cité.
Depuis 13 ans je travaille au sein d’un centre social, c'est dans ce cadre que j’ai été amenée à développer des projets en direction de la population. A travers différents projets, je me suis petit à petit adaptée aux diverses situations rencontrées et ces expériences m’ont permis d’évoluer et de comprendre que le projet ne doit pas être porté par soi, par ses propres désirs mais bien par le public afin que la démarche de projet leur soi bénéfique en matière d’autonomie et de responsabilisation. J’ai pu constater que pour les familles fragilisées, désocialisées par diverses conséquences (chômage, disqualification sociale, exclusion…), il semblait nécessaire d’aller à leur rencontre et passer par une phase de mise en confiance. Il me semble utopique de croire que ce public puisse s’inscrire dans une démarche de projet de par leur seule initiative, dans sa conception, son évaluation.
La fonction première d’un centre social est bien de développer la vie sociale et de favoriser l’existence d’une collectivité solidaire et responsable, c’est une structure d’accueil de proximité dont la priorité est d’aider les familles à surmonter leurs difficultés sociales et familiales, leur évitant ainsi de se retrouver dans une situation d’exclusion. Cependant, il me semble que ses missions premières s’effritent et se transforment car elles perdent du sens et des valeurs.
Hors, nous sommes amenés à intervenir de plus en plus auprès de familles isolées et il me semble que les réponses apportées ne sont pas toujours adaptées à cette remise en lien dans la durée et la continuité.
Peut -on penser tisser du lien en proposant des activités de consommation, de beaux projets et réduire l’accompagnement social à des aides individuelles. Ma vision du lien social c’est qu’il doit permettre à chaque individu de trouver une place dans la société de manière à ce qu’il puisse avoir la capacité d’agir quelle que soit sa situation familiale, sociale ou personnelle. Le lien social doit permettre de développer de la solidarité, de reprendre confiance en soi et de modifier l’image de soi. Les personnes qui sont en rupture de lien ne se manifestent pas spontanément vers un centre social, on les retrouve plus facilement dans des relations aidant aidé au sein des services sociaux. Or pour moi, on ne peut créer du lien sans collectif, alors comment tisser du lien avec un public en rupture sociale que l’on ne côtoie pas et qui ne soit engagé dans une démarche collective.
Nous sommes de plus en plus plongés dans une culture de projets, mais à qui répondent-ils, est ce le désir des institutions, le nôtre ou celui des personnes ?
Dans cette société nous sommes confrontés à de plus en plus de ‘déliance’ au milieu de tous ces projets qui fusent de toute part et qui sont traités par les institutions aux exigences particulières!
LAISSONS ECLORE DE JOLIS PAPILLONS DANS NOTRE SOCIETE,NE LES MAINTENEZ PLUS A L'ETAT DE "CO CONS!"


