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L'identité

zabou

« Chaque individu est unique et chaque individu est de nombreux individus qu’il ne connaît  pas. »

Citation de"Octavio Paz"

 

 

Extrait de mon travail dans le cadre de ma formation DEFA sur le module approfondissement pédagogie et relations humaines.

Le propre de la socialisation n’est pas de faire société mais deconstituer et de donner à chacun une identité sociale, en faisant société !

Cette socialisation est d’autant importante que lorsque le groupe est solidaire et que le lien social est fort. L’identité est un construit humain, produit de socialisations successives. L’identification serait le principal ressort de la socialisation, du développement de la personnalité. A travers les articles parus dans les mensuelles SCIENCES HUMAINES, l’identité n’est plus considérée par les chercheurs comme une substance, un attribut immuable de l’individu ou des collectivités. Tous rappellent avec insistance que l’estime et l’image de soi, les identités communautaires ou politiques s’élaborent, se construisent et s’actualisent sans cesse dans les interactions entre les individus, les groupes et leurs idéologies. Les sociétés contemporaines se caractérisent par une multitude de groupes d’appartenance réels ou symboliques dans lesquels se reconnaissent les individus. Il en résulte « des stratégies identitaires » par lesquelles le sujet tend à défendre son existence et sa visibilité sociale, son intégration au groupe en même temps qu’il se valorise et cherche sa cohérence. L’identité est à la fois identité pour soi qui renvoie à l’image que l’on se construit de soi même et identité pour autrui car elle est aussi la construction de l’image que nous voulons renvoyer aux autres. Elle se construit toujours par rapport à autrui, dans l’interaction, en relation avec l’image que les autres nous renvoient. Elle est aussi reconnaissance des autres. C’est une construction sociale, le fruit d’un processus. Tous les théoriciens de l’identité soulignent l’importance d’autrui dans la construction de l’identité, que se soit pour se différencier ou se conformer, pour se présenter aux autres ou s’en protéger. Associant les approches psychanalytiques et psychosociales, l’identité présente deux faces : d’une part, le « sentiment conscient de spécificité individuelle », d’autres part, «l’effort inconscient tendant à rétablir la solidarité de l’individu avec les idéaux du groupe. A partir d’expériences menées dans des groupes restreints, Edmond Marc Lipiansky , maître de conférences à l’université de Paris et chercheur en psychologie sociale, a montré comment pouvaient se forger des identités sociales. Ces expériences enseignent au moins d’une part, que l’affirmation d’une identité s’élabore dans une interaction avec autrui, d’autre part que les « stratégies identitaires » peuvent se composer ou se recomposer de façon différente selon les circonstances, privilégiant tantôt l’identité de la personne, tantot celle du groupe ou d’une de ses fractions.. L’identité est une définition sociale d’une réalité individuelle, personnelle pour ce qui est des acteurs singuliers, impersonnelle dans le cas d’identités collectives. L’identité de l’individu est en partie construite par ses groupes d’appartenance, mais comment les groupes se forgent-ils leur propre identité ? D’une part le sentiment d’identité résulte de la tendance du sujet à établir une continuité dans son expérience de lui-même, d’autre part le sentiment d’identité prend appui sur les identifications aux modèles proposés par les groupes auxquels le sujet appartient. L’identification est réciproque : la communauté reconnaît l’individu comme un de ses membres, et l’individu se reconnaît dans les modèles identificatoires valorisés par la communauté.  Toute identité se construit et se définit par rapport à d’autres identités. Cette relation est faite à la fois de mouvements d’assimilation (par lesquels le sujet-individuel ou collectif-se rend semblable aux autres) et de mouvements de différenciation (par lesquels il affirme son originalité face aux autres.) Les groupes sociaux n’existent jamais de façon isolée ; ils entretiennent des rapports avec d’autres groupes. C’est cet élément qui entraine, la prise de conscience de leur spécificité, mais aussi des échanges, des emprunts et des transformations. Les identités collectives sont des processus sociaux dynamiques, en continuelle évolution, qui se construisent par rassemblement et opposition. Ainsi, très souvent, l’identité « se pose en s’opposant »La violence accompagne dans certains cas l’affirmation identitaire.

 Notions de communauté et groupe:

 La communauté peut désigner un groupement social local constitué de familles qui occupent un même territoire géographique et participent à une même culture,une forme d’association étroite dans laquelle existent des liens fonctionnels, personnels et affectifs entre les membres. Un groupe peut être soit une catégorie, c’est à dire un ensemble d’individus ayant une caractéristique commune (ex : les jeunes, les femmes…) soit comme le désigne ces deux définitions du mot groupe du grand dictionnaire de la psychologie (Larousse) : -« ensemble de personnes constituées selon un critère objectif et /ou subjectif, choisi ou imposé de l’extérieur, qui commande leurs relations » -« rassemblement d’individus fondé sur une interaction mutuelle et au sein duquel s’établissent des relations conduisant à une intégration » Didier Anzieu  distingue cinq formes de groupes : La foule, la bande, le groupement, le groupe primaire et le groupe secondaire. Le groupe primaire est le groupe restreint et stable caractérisé par une vie commune, des relations personnelles et intimes entre ses membres (la famille) Le groupe secondaire est un groupe dans lequel les liens entre les individus sont contractuels et motivés par un objectif déterminé ; Les relations y sont formelles et fonctionnelles (entreprise, un parti, une association…) Groupes primaires et secondaires ont en commun de présenter des structures de fonctionnement constituées par des valeurs, des normes, des règles et une répartition des rôles qui en font des institutions. Une autre distinction est celle entre « groupe d’appartenance » et « groupe de référence. Le groupe d’appartenance est celui dont fait effectivement partie un individu. Le groupe de référence est celui qui fournit à l’individu ses valeurs, ses normes et ses modèles d’attitudes, d’opinion et de comportement. Ce peut être le groupe d’appartenance mais ce peut être aussi un groupe dont l’individu ne fait pas parti, mais auquel il s’identifie. Les identités sont en fait constamment renégociées, reconstruites au cours des multiples expériences sociales que connaît un individu, en fonction des contextes sociaux. Les identités se structurent autour de deux pôles indispensables, le « je » et le « nous. » La dimension sociale de notre identité est assurée par un sentiment d’appartenance à des groupes sociaux plus ou moins larges. C’est précisément au sein de groupes, restreints ou étendus, contractuels ou imposés, que se développent les relations de construction de l’identité. Les sociétés contemporaines se caractérisent par la multiplicité toujours accrue de groupes d ‘appartenance, réels ou symboliques, auquels sont affiliés les individus. Selon Mucchielli ,appartenance signifie « sentir le groupe dans lequel on se trouve et se sentir soi-même de ce groupe englobant un ensemble d’attitudes individuelles et de sentiments, désignés « appartenance. » L’appartenance n’est pas le fait de se trouver avec ou dans ce groupe puisque l’on peut s’y trouver sans le vouloir ; Elle implique une identification personnelle par référence au groupe (identité sociale), des attaches affectives, l’adoption de ses valeurs, de ses normes, de ses habitudes, le sentiment de solidarité avec ceux qui en font aussi partie, leur considération sympathique. L’identification au groupe toujours selon Muchielli est le fondement de la cohésion des membres et de l’esprit d’équipe, l’identification au groupe est d’une part la caractérisation par chacun de son identité sociale par son appartenance, et d’autre part la considération comme « sienne » des réalisations du groupe, comme « siens » ses succès et échecs. Appartenir, c’est en effet découvrir que je m’actualise en lien avec d’autres personnes, que j’ai une part irremplaçable à exercer dans les groupes auxquels j’appartiens ; Que dans ces groupes, je dois tenir compte de l’autre, de ce qu’il est, de ce qu’il pense, de ce qu’il peut apporter, qu’ensemble nous pouvons construire, créer, mettre en œuvre des projets qui puissent servir la collectivité. Le sentiment d’appartenance est un processus interactif par lequel les individus sont Inter- reliés et se définissent en rapport les uns avec les autres en fonction de champs d’intérêt et d’affinités. Le fait de se sentir utile au groupe et solidaire des autres constitue des indicateurs du sentiment d’appartenance. Plus un individu a un fort sentiment d’appartenance à un groupe, plus il a tendance à adopter les valeurs, les normes et les règles de conduite de ce groupe. L’action socialisante vise à rendre les individus appartenant à un même groupe un minimum semblable.

Un nouveau groupe n'aurait il pas vu le jour?

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Commentaires
L
ISABELLE<br /> Rendons à jules ce qui appartient à CESAR. Je suis confus de la méprise, mais tellement happé par le texte je m'en suis allé divaguer. Je suis devenu au fil du temps comme ceux qui s'appliquent trop aux petites choses et qui deviennent ordinairement incapables des grandes; <br /> Ce n'est pas comme ceux qui portent un titre nobilaire,être de quelque chose, Monsieur de....,Monsieur le....., ça pose un homme, comme de garenne ça pose un lapin. Les mêmes qui arpentent les rues distribuant à tour de bras ces ridicules invitations que nos nommerons " billets de l'horreur" et qui incitent le bon peuple à venir se réjouir du malheur de nos braves tauraux éxécutés en public pour une jouissance bien puerile.<br /> Qu'on tue quelqu'un parce qu'il est en colére, c'est acceptable; mais qu'on mette en colére quelqu'un pour le tuer c'est criminel.<br /> C'est pourquoi je propose cette premiére pierre de la construction de l'aprés:<br /> Le droit d'écarter tous ceux qui nous agacent devrait figurer en premiére place dans la constitution de la cité idéale.<br /> Bien à vous ,cordialement
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L
Bonjour Guy<br /> Merci pour ce message,j'ai bien compris que je pouvais compter sur ton dévouement et je t'en remercie à nouveau quoi que les gens en pensent ,alors qu'ils continuent à" panser panser" pendant que toi tu va là où ça fait mal pour ne plus "panser" mais se débarrasser de ce mal qui ronge afin de ne pas passer sa vie à PANSER!<br /> La plume est la bienvenue pour laisser ses commentaires auxquels je répondrai à chaque fois!<br /> Mes amitiés à ta petite famille aussi!
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G
Salut IsabelleJ'étais tout à l'heure avec "La Plume" qui fait de la publicité pour ton blog et qui régulièrement viendra placer ses commentaires de grandes qualité sur ce site .Nos politiques locaux son toujours autant fébriles et la pression est à son maximum.....j'attends avec impatience que le "bouchon" saute afin de connaître le dénouement des "affaires en cours".Tu peux compter sur mon entier dévouement , mes amitiés à tes Filles ...Restons déterminés et poursuivons le combat ! Ton comportement et ton courage sont EXEMPLAIRES ! ! !GUY
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L
Bonjour la plume,<br /> Je suis toujours très heureuse quand des blogueurs laissent la trace de leur plume et un peu d'encre de leur âme!<br /> Ce texte n'est pas dOctavio Paz,c'est la citation qui est de lui que j'ai choisi par rapport à ce texte qui est le fruit de mon travail dans le cadre de ma formation DEFA( diplome d'état relatif aux fonctions d'animation),c'est une compilation des diverses lectures et divers auteurs sur l'identité.<br /> Bien sûr, le choix  des messages n'est jamais innocent!<br /> N'attendons pas toujours des autres pour agir,gardons les yeux ouverts et agissons au quotidien.<br /> Moi non plus plus je n'aime pas les tyrans mais au nom de la justice,de la paix et de la liberté,je pense que moi aussi j'ai une bête qui sommeille en moi mais je me bats pour qu'elle ne puisse à jamais devenir tyranique!<br /> Cordialement<br />  
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U
Isabelle<br /> Il eut été injuste de laisser votre blog sans blogeurs( ah le vilain mot) alors dans le tumulte ambiant respirer une petite bouffée de littérature est toujours un moment agréable et c'est avec gourmandise que je viens de dévorer le texte d'OCTAVIO PIAZ<br /> j'ai lu et relu ce texte d'un auteur que je découvre. C'est bien dit et la pensée claivoyante trace un sillon pour les futures generations. malgré l'enthousiasme et la teneur des propos croire est agréable. c'est une ivresse dont malheureusement il faut se priver ou alors dites adieu à liberté, à justice, à apix. Il est naturel et delicieux de croire que la République nous donnera tous ces biens . Si la République ne peut on veut croire que coopération, socialisme, communisme ou quelque autre constitution nous permettra quelques jour de nous fier au jugement d'autrui, enfin dormir les yeux ouverts comme font nos amis les bêtes.<br /> mais non, la fonction de penser ne se délégue point. dés que la tête humaine reprend son antique mouvement de haut en bas , pour dire oui, LES TYRANS REVIENNENT.<br /> et moi j'ai peur des tyrans<br /> cordialement
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